Découverte du critique de cinéma béninois Hector TOVIDOKOU

Au Bénin, on connaît très peu le métier de critique de cinéma et pourtant, certains béninois comme Hector TOVIDOKOU, Espera DONOUVOSSI brillent hors de nos frontières en tant que critiques de cinéma. Je me suis rapprochée de Hector afin que vous découvriez la fierté nationale qu’il constitue.

Hector, veuillez vous présenter pour mes lecteurs s’il vous plaît.

Je suis Hector TOVIDOKOU, journaliste culturel et critique de cinéma béninois depuis une quinzaine d’années. Membre fondateur et Premier président de l’Association Bénin Ciné Média (ABCM), membre de la Fédération africaine de la critique cinématographique (Facc), correspondant du site panafricain de cinéma: africine.org  et du site de cinéma de la francophonie: imagesfrancophones.org , membre de la Fédération panafricaine cinématographie (Fepaci), Premier membre de l’Afrique de l’Ouest francophone du comité de jury de présélection de African Movie Academy Awards (Amaa). En tant que journaliste culturel, je suis également membre de l’Association des journalistes culturels du Benin (Ajcb), membre de l’Association « Noyau Critique », initiateur et premier organisateur de la Nuit des Journalistes culturels du Bénin. Premier animateur d’un blog dédié au cinéma depuis huit ans: tovidokou.blogspot.com

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Hector TOVIDOKOU, critique de cinéma béninois

Vous êtes journaliste/ critique de cinéma mais très peu connu au Bénin. Est-ce un choix ou est-ce l’environnement cinématographique du Bénin qui vous l’a imposé ?

Je ne crois pas être trop peu connu. Peut-être  inconnu de la jeune génération d’il y a cinq ans au moins de journalistes, de cinéastes et des autres arts. Parce que j’ai baissé la garde sur le plan national il y a quelques années mais je demeure actif à l’international. La génération émergente de cinéastes issues de l’ISMA n’a malheureusement pas la chance d’être avec nous, mais ils peuvent encore adhérer à nos idéaux, ceux de l’Abcm. Je peux vous donner quelques noms de cinéastes professionnels avec lesquels j’ai travaillé et dont j’ai promu les œuvres à  de hauts niveaux, par la critique et la communication: Jean Odoutan, Silvestre Amoussou, Jean-Paul Amoussou, Appolinaire Aivodji, Serges Yéou, Prince Ogoudjobi, Elvire Adjamonsi, Christiane Chabi-Kao, Jean-Paul Kpètèhogbé, Ibrahim Padonou, Marc Tchanou, Bonaventure Assogba, Akala Akambi, Ousmane Aledji, Claube Balogoun, les comédiens Pipi Wobaho, etc.

Quand vous êtes dans les festivals hors du Bénin, comment présentez-vous le cinéma béninois ?

Je dis qu’il y a des exemples en termes de qualité de films et des réalisateurs professionnels. Je ne fais que partager le côté positif du pays.

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Comment avez-vous eu l’idée de devenir critique de cinéma alors que le cinéma n’est pas développé au Bénin?

C’est grâce au Festival Quintessence que certains journalistes culturels ont pris part à une série de formation en critique cinématographique et lecture filmique par les mains de maître du Camerounais Jean-Mollo Ollinga, universitaire, ancien vice-président de la Fédération africaine de la critique cinématographique (Facc) en 2004, 2005 et 2006. Cette dernière année a connu la mise sur pied de notre association Abcm, ensuite nous avons participé à la première édition du grand Festival de cinéma de Togo, dénommé: Rencontres de cinéma et de télévision de Lomé (Recitel) où nous avons contribué à fonder, avec les Togolais, l’Association des journalistes critiques de cinéma du Togo (Ajcct).

Avez-vous déjà critiqué des films béninois ? Si oui, lesquels?

Oui bien-sur j’ai écrit des critiques sur plusieurs films béninois, vous pourriez en lire ici

Pour vous, c’est quoi une bonne critique de film?

Une bonne critique c’est simplement une bonne lecture filmique.

Quelle est la meilleure critique que vous ayez écrite ?

Ma meilleure critique c’est Le Mandat, de Sembène Ousmane

Quel est le meilleur film africain que vous ayez vu et qu’a t-il de spécial ?

Le meilleur film que j’ai vu c’est Habit neuf du gouverneur du réalisateur congolais Dieudonné N’gangura. Le film est une adaptation du célèbre conte d’Andersen en forme de comédie musicale. C’est une fiction comédie dramatique sortie en 2005. C’est spécial pour moi parce que le film a une image soignée, un récit maitrisé qui raconte en musique lingala la corruption du pouvoir.

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Et le pire film africain et pourquoi était-il le pire?

Le pire film que j’ai vu c’est Man on ground du sud-africain Akin Omotosso. C’est pire parce que les ellipses, flashback et flash forward ne sont pas maitrisés alors que la mise en scène est parfaite. C’est l’œuvre d’un grand réalisateur et ces détails n’auraient pas du être négligés.

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