« Ouaga girls» rompt avec les stéréotypes du sexe faible.

Mars, je l’ai dit, est consacré à la femme sur le blog. Je vous fais découvrir aujourd’hui Ouaga girls, un film réalisé par une femme sur les femmes.

Ouaga girls est un documentaire de 83 minutes, réalisé par Theresa Traoré Dahlberg, une jeune suédo-burkinabè. La réalisatrice signe, avec cette œuvre, son premier long métrage, à travers lequel elle nous plonge dans le bleu de huit mécaniciennes en formation à Ouagadougou.
Pourquoi ce film est-il top ?
J’aime les documentaires, mais j’aime encore plus Ouaga girls à cause de l’histoire qui est racontée. Des jeunes femmes venues d’horizon divers, ayant eu des histoires différentes : absence d’une mère pour l’une, maternité trop tôt pour une autre…, chacune des ouaga girls dégage une énergie, une envie de réussir dans le métier choisi, « la mécanique auto ». Dans la discussion, entre les filles du centre professionnel et les hommes qui s’étonnent de voir des filles avec des clés à molette sous des véhicules, on retient qu’il n’y a pas de métier exclusif pour les hommes ni pour les femmes.

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Il n’y a pas de métier exclusif pour les hommes ni pour les femmes

Une femme mécanicienne, on pourrait penser qu’elle perdrait sa féminité, mais ce n’est pas le cas de ces filles, qui prennent soin d’elles. La réalisatrice nous offre même un passage chez la coiffeuse où l’une des futures mécaniciennes se rend belle. La coiffeuse, un peu surprise d’ailleurs, lui jette un «  tes cheveux ne vont pas te déranger ?  », auquel elle répond : «  non, il suffit que j’attrape bien et je ferai mon travail ».
Elles savent aussi s’amuser, entre les potins en classe, les sorties dans les boites de nuit et les concerts. Des filles équilibrées en somme.

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Le film, contrairement à certains films documentaires, n’ennuie pas, les histoires racontées accrochent, les images sont très fluides, le son est également présent avec une belle musique de film, sur laquelle le père de la réalisatrice, Richard Saidou Traoré, a travaillé. On a l’impression, en suivant ce long métrage, qu’on est dans le film et qu’on est caché dans une pièce de laquelle on découvre le secret des huit Ouaga girls. On est partout : à la maison, à l’école, dans les lieux de détente, chez la psychologue, etc. On est même présent pendant les examens et on sait qui essaie de tricher ou pas.

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Bintou une Ouaga Girl et sa petite fille à la maison

La motivation de Theresa
J’ai suivi deux fois Ouaga Girls et, à la fin de la deuxième visualisation, j’ai discuté avec Theresa sur le film. Je sais que les films sur les minorités marchent bien mais je voulais comprendre ses motivations. Elle m’a répondu ceci : « Je suis intéressée par les sujets qui abordent les choix que nous faisons dans la vie. Ce qui se cache derrière nos décisions, comment la société nous influence. J’ai fait un premier film Taxi sister sur un chauffeur de taxi à Dakar. J’ai fait ensuite Ouaga girls que je trouve intéressant puisque ces filles sont comme des pionnières. Elles sont venues à l’école pour différentes raisons. J’ai eu envie de les suivre dans leur quotidien : école, maison, vie nocturne. Je voulais aussi faire un film où je pouvais laisser le cinéma fier, plein d’énergie et plein d’espoir et c’est que je crois avoir fait dans Ouaga girls ».

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Theresa Traoré Dahlberg

Je ne sais pas si ce billet vous a mis l’eau à la bouche mais si vous êtes intéressé et que vous vous trouvez à Ouagadougou ou en France, le film passe actuellement en salle. Par contre, si vous êtes hors de ces deux pays, aucun problème. Vous n’avez qu’à patienter car, il sera bientôt diffusé sur TV5 monde. Je vous dirai quand c’est le moment sur ma page Facebook. Aimez la page pour avoir l’information.  Cliquez ici

 

Un commentaire sur “« Ouaga girls» rompt avec les stéréotypes du sexe faible.

Ajouter un commentaire

  1. Merci pour ce documentaire réalisé
    j’aurai du plaisir à vivre à travers l’écran ce beau film qui devais quand même inspiré la jeunesse féminine africaine…
    Il s’agit là d’une question de détermination qui interpelle la dignité…
    Bravo à la réalisatrice et merci à écranbénin

    J'aime

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